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SOS batraciens

Chaque printemps, le Parc naturel régional Jura vaudois organise une opération de sauvetage des batraciens, dans un site favorable de son territoire. Avec l'aide de bénévoles, plusieurs centaines d'amphibiens sont sauvés lors de leur migration.

Appel à bénévoles !

Vous êtes sensibles à la cause des amphibiens et désirez vous impliquer dans une action de sauvetage?

Pour les aider lors de leur migration printanière, le Parc Jura vaudois organise 3 actions de sauvetage en 2027. Durant plusieurs semaines, le long de ces trois tronçons de route parcourus par de nombreuses voitures et caractérisés par une forte migration, des barrières seront disposées pour empêcher les amphibiens de traverser. Récupérés dans des seaux, grenouilles, crapauds et tritons seront identifiés puis comptés avant d'être transportés de l’autre côté de la route, jusque dans le point d’eau le plus proche.

OÙ?

  • Au col de La Givrine.
  • Le long de la Route de Gimel à Longirod.
  • Le long de la Rue centrale - Bas des Bioux à La Mollerie, sur la commune du Chenit.

QUAND? 
Entre mi-mars et mi-mai 2027, selon la météo. 
Les matins avant 8h30.
Le programme sera organisé selon la disponibilité de chacun (2 à 3 personnes par jour).

QUI?

 Aucune qualification particulière n'est requise. Le Parc proposera une formation à l'identification et aux bonnes pratiques le lundi 18 janvier 2027 dès 19 heures au bureau du Parc à Saint-George.

ENVIE DE VOUS ENGAGER?

Contactez le Parc au 022 366 51 70 ou à l'adresse info@parcjuravaudois.ch. Merci de préciser le ou les sites de préférence! 

Campagne de sauvetage 2026

En 2026, la campagne de sauvetage des batraciens s'est déroulée sur 3 sites différents. 

Les deux nouveaux sites, La Mollerie à la Vallée de Joux et Longirod, ont donné de très bons résultats. Au col de La Givrine, par contre, le nombre d'amphibiens retrouvés dans les seaux diminue fortement chaque année.

Bonne nouvelle : Une population de tritons lobés a été découverte à la Vallée de Joux!

2026La MollerieLongirodLa GivrineTOTAL
Batraciens sauvés43146896995
Bénévoles impliqués162235


Les crapauds communs entament leur migration dès la fin de l'hiver. ©Eric Rochat

Historique du projet

Depuis 2015, le Parc naturel régional Jura vaudois organise des actions de sauvetage des batraciens, sur son territoire. Depuis 2020, il intervient au col de La Givrine. Chaque année, durant le sauvetage, nous profitons pour vous parler des amphibiens que l'on trouve et des mesures prisent pour aider leur migration. De quoi en finir avec quelques idées reçues et redécouvrir ces animaux méconnus.

Col de La Givrine202020212022202320242025
Crapauds communs318333533606383144
Grenouilles rousses11471174109118132
Tritons alpestres453170336141
TOTAL477435777748562
317

Les batraciens, de bien curieuses bestioles

Une vie en 2 étapes

De manière générale, le cycle de vie des amphibiens se compose de deux phases bien distinctes : 

  1. La phase larvaire : Elle suit l'éclosion de l'œuf et voit apparaître un têtard ou une larve, selon l'espèce. A ce stade, les amphibiens sont aquatiques. Ils respirent avec des branchies.
  2. La métamorphose : Elle se caractérise par l'apparition des pattes et des poumons. Chez les crapauds et les grenouilles, la queue va être utilisée comme réserve de graisse. Elle disparaît donc progressivement, ce qui n'est pas le cas chez les tritons et les salamandres. Le régime alimentaire des crapauds et des grenouilles va également évoluer. Jusqu'alors essentiellement herbivore, l'animal devient strictement insectivore.

Où sont les amphibiens, le reste de l'année?

Contrairement à ce que nous imaginons souvent, le lien qui unit les amphibiens à l'eau varie énormément en fonction des espèces. La grenouille rousse ou le crapaud commun, par exemple, ne sont présents dans l'eau que pendant la reproduction. En effet, les œufs, les têtards et les larves d'amphibiens ne peuvent se développer que dans un milieu aquatique. En dehors de cette phase larvaire, l'individu adulte vit hors de l'eau. En hiver, la plupart des espèces vont chercher un coin tranquille à l'abri de feuilles mortes ou sous un tas de bois, une pierre, dans une cavité ou même dans un terrier de micromammifère inhabité, pour pouvoir se reposer. C'est pour cette raison qu'il est plus difficile d'observer ces animaux durant l'hiver, car durant cette période, les animaux ont une activité réduite.  

© Eric Rochat

La peau, véritable couteau suisse !

Elle est couverte de glandes qui protègent les animaux contre des bactéries et champignons qui voudraient se développer sur leur peau. Ces glandes ont également un effet répulsif contre les prédateurs. En effet, une légère substance amère est produite lors d'une éventuelle attaque, ce qui a pour effet de détourner le prédateur de sa proie. Elle permet aux amphibiens d'échanger de l'oxygène avec l'air. Cette particularité vient s'ajouter à la respiration pulmonaire (semblable à celle de l'être humain). Un troisième type de respiration peut facilement s'observer : c'est un rapide mouvement de la gorge de bas en haut typique des batraciens. 

« Les amphibiens ne boivent pas l'eau comme la plupart des autres animaux. Ils l'absorbent à travers leur peau particulièrement fine. »

4 espèces du Parc Jura vaudois