Hermine, lézard & Cie

Le Parc naturel régional Jura vaudois collabore avec Pro Natura pour améliorer l'habitat de l'hermine, de la belette et du lézard agile au Pied du Jura. Tas de branches ou de pierres, haies indigènes ou lisières étagées : des mesures simples suffisent.

Appel à bénévoles!

Le Parc Jura vaudois recherche des arpenteurs de lisières.

Le Parc naturel régional Jura vaudois est à la recherche de bénévoles pour arpenter les lisières et les haies afin de recenser les structures favorables à l'hermine, à la belette et au lézard agile.

Sauriez-vous identifier les endroits qui leur seraient favorables? 

Redoutables chasseuses, l'hermine et la belette se déplacent de cachettes en abri à la recherche de proies. Plus placide, le lézard agile se prélasse au soleil mais se dissimule dans des interstices à la moindre alerte. Car malgré leurs différences, ces trois espèces utilisent les mêmes structures pour se déplacer ou se réfugier: haies indigènes diversifiées, tas de branches ou de pierres, lisières étagées, jachères ou encore fossés humides.

PLUS D'INFOS:

  • Où? Entre Bière et Mont-la-Ville
  • Quand? De juin à septembre 2022
  • Comment? Parcourir un secteur vous prendra environ une demi-journée à vélo.
  • Une formation permettant de mener à bien cette mission sera proposée aux participants.

Envie de vous engager?

Faites-part de votre intérêt à l'adresse info@parcjuravaudois.ch!

Quels points communs entre l'hermine, la belette et le lézard agile?

Hormis leur vivacité, tous trois partagent le même habitat : nos campagnes. 

Redoutables chasseuses, l'hermine se déplace de cachette en abri à la recherche de ses proies. La belette est le plus petit carnivore d'Europe. Elle peut se glisser dans les galeries des petits rongeurs. Plus placide, le lézard agile se prélasse au soleil mais se dissimule entre des interstices, à la moindre alerte. 

Malgré leurs différences, tous trois utilisent les mêmes structures pour se déplacer ou se réfugier : haies indigènes diversifiées, tas de branches ou de pierres, lisières étagées, jachères ou fossés humides.

Un projet, plusieurs partenaires

Un projet, plusieurs partenaires

Pour favoriser ces espèces, réduire leur isolement et augmenter leurs effectifs sur son territoire, le Parc Jura vaudois s'est allié avec Pro Natura et sa section vaudoise. La collaboration s'effectue également avec le Centre de coordination pour les amphibiens et les reptiles de Suisse (karch) et le Réseau hermine (REHM).

Ce projet durera jusqu'en 2024 et se concrétisera entre Aubonne, Bière et Orbe. Cette zone a été choisie, en partie hors Parc, afin de relier un secteur du Gros de Vaud dans lequel des mesures similaires ont déjà été prises par Pro Natura. Dès le printemps 2022, les communes, les propriétaires privés ainsi que des forestiers ou des agriculteurs seront contactés afin d'identifier des emplacements et aménagements favorables. Un suivi sera réalisé courant 2023, afin de connaître l'impact de ce projet sur ces trois espèces. 

Un soutien financier est prévu, ainsi qu'une aide concrète sur le terrain, pour la mise en œuvre des mesures. 

Le défi principal consiste à reconnecter ou à créer des petites structures favorables à ces espèces en zone de plaine, où s'étendent les grandes cultures et des infrastructures. Les coteaux, séchards, bien exposés et entretenus de manière plus extensive, offrent naturellement plus de potentiel.

Quentin Kohler, chargé de la mise en œuvre du projet chez Pro Natura, dans le Journal du Parc de novembre 2021 .

Le lézard agile

Nom scientifique Lacerta agilis
Taille 20 à 25 cm
Tête massive à museau court
Queue brève, trapue, à peine plus longue que le corps
Ecailles grossières et carénées
Couleur brun à brun vert, présences d'ocelles (cercles) claires à bord noir, sur les flancs
Particularité Le mâle se pare d'un vert plus vif au niveau de la gorge et des flancs, en période de reproduction
Régime alimentaire Insectivore (papillons et coléoptères)



Plutôt trapu et robuste, le lézard agile est la plus grande espèce de lézard présente en Suisse, après le lézard vert. Comme tous les reptiles, il ne possède pas la capacité de produire sa propre chaleur corporelle. Il est tributaire de la température ambiante et de la météo pour être actif et se nourrir. Son habitat idéal doit lui permettre de trouver des zones dégagées ou clairsemées, aux abords de friches, afin de trouver, à la fois des solarium et des cachettes. Si la végétation est trop haute, le lézard agile cherche des structures surélevées, tas de bois, souches ou murgiers, pour ses bains de soleil. Son activité culmine en fin de matinée. C'est souvent le meilleur moment pour l'observer!

Photo: Quentin Kohler

L'Hermine

Nom scientifique Mustela erminea
Taille 19 à 40 cm. Le mâle est généralement plus grand
Poids 60 à 450 g
Queue 17 à 20 cm. Le bout de sa queue est toujours noir
Couleur En été, pelage brun, blanc sous le ventre et la gorge.
En hiver, pelage tout blanc.
Régime alimentaire Campagnols et autres petits rongeurs



La belette

Nom scientifique Mustela nivalis
Taille 14 à 30 cm. Le mâle est généralement plus grand
Poids 35 à 200 g
Queue 3 à 13 cm. Entièrement unie
Couleur Pelage brun, blanc sous le ventre et la gorge
Particularité La belette reste brune toute l'année
Régime alimentaire Campagnols et autres petits rongeurs




L'hermine, et sa cousine la belette, sont des mammifères carnivores de la famille des mustélidés. Courtes sur pattes mais longilignes, elles peuvent aisément se faufiler dans les galeries pour chasser leurs proies favorites. Une famille d'hermines, avec 4 à 6 jeunes, peut consommer jusqu'à 100 campagnols par semaine! Cela en fait une alliée incontournable des agriculteurs. 

Le territoire de ces chasseuses hors pair s'articule autour de plusieurs terrains ouverts, prairies ou pâturages. Il peut s'étendre sur près de 25 hectares, selon la densité en proies. Le maillage de ce territoire par des éléments structurants tels que les murs en pierres sèches, les haies ou encore les tas de branches est essentiel pour leur permettre de se déplacer à l'abri des prédateurs et élever leurs petits.

Photos: Olivier Born et Mike Lane/Biosphoto

Le saviez-vous?

Le saviez-vous?

Les surfaces qui se trouvent sous les lignes à haute tension peuvent jouer un rôle favorable pour la biodiversité. Cela peut paraître étonnant pourtant, au pied des pylônes, personne ne passe, rien ne se construit ni ne se cultive. Ces espaces abritent donc parfois des petits îlots relativement sauvages, à distance raisonnable les uns des autres. Ils forment des corridors naturels que la faune emprunte pour traverser les plaines en toute sécurité. Ces endroits pourraient faire l'objet d'aménagements naturels spécifiques dans le cadre de ce projet. 

Photo : Quentin Kohler